
1. LES OBJECTIFS DE LA MISSION :
Apporter et installer du matériel pour l'hôpital
Electrifier la mission
Réinstaller l'eau courante à la mission
Créer une cantine et un centre d'approvisionnement à partir
des partenaires ADEPI
Installation d'une salle informatique
2. LE REALISE :
Au niveau de l'hôpital
Le travail a été fait pour l'essentiel : mise en place d'une
nouvelle table d'opération, éclairage.
Les lits ont été stockés et seront répartis dans
les différents pavillons par Noël Kisumene Elumba médecin
chirurgien de l'hôpital.
Deux échographes et une installation de radio ont été
mis en place.
Ces travaux ont été effectués par une équipe de
pompiers avec Claude Bonniel.
Le petit groupe électrogène emmené par les pompiers a
été confié à l'usage de l'hôpital
Il existe sur le site un ensemble de cellules photos électriques en
état de fonctionnement ; cependant les batteries de stockage sont hors
d'usage ce qui rend les cellules inopérantes. Le renouvellement de
ces batteries doit être une priorité. (Spécification à
voir avec Jean Luc)
Electrifier la mission :
Le groupe électrogène récupéré dans une
clinique est bien arrivé à Kinshasa. Cependant au vu de celui-ci
il est apparu qu'il ne conviendrait pas à la situation d'Ipamu : trop
puissant, trop gourmand De plus le transport se révélait très
aléatoire. (Nécessité de modifier le châssis d'un
camion, délais d'acheminement
). Nous avions envisagé d'effectuer
ce transport par les fleuves Congo et Kasaï, mais les ports de réception
sur le fleuve à Mangaï ou Dibaya sont tout à fait inappropriés
au déchargement de tels volumes.
Après prospection auprès des négociants de Kinshasa vendant
des groupes électrogènes nous avons rencontré Mr ISSAM
Hamad avec lequel nous avons conclu un accord verbal. Ce monsieur a paru très
intéressé par notre action à Ipamu et s'est engagé
à réparer gratuitement et complètement le groupe en panne
de la mission.
Après examen du groupe en stock dans le container il a accepté
de le stocker dans ses entrepôts gardés, de le mettre en situation
de fonctionnement afin qu'il soit vendu au meilleur prix du marché.
Il n'intervient pas toutefois dans la récupération de l'argent
(il ne fait pas de vente d'occasion), à cet effet nous avons fourni
un RIB de l'association. Selon lui il faudra toutefois un " certain temps
" pour le vendre compte tenu de sa puissance et de son âge. Un
groupe de cette puissance neuf est estimé à 60000 dollars, nous
espèrons tirer du nôtre environ 20000 dollars. A suivre
Le groupe en panne a été expédié dans le premier
camion arrivé à Dibaya et retournant avec quelques détours
sur Kinshasa (il contenait la majeure partie de l'envoi du grand container,
quelques manques toutefois : bicyclettes de la poste entre autre
). Nous
avos adressé un courriel à ce jour pour savoir s'il était
bien arrivé chez M Amad.
L'absence de groupe ne nous a donc pas permis de remettre l'électricité
de manière régulière à la mission. Trois autres
groupes fonctionnent sur le site : celui des surs, celui du
Réinstaller l'eau courante à la mission :
Les pompiers ont fait tout le travail préliminaire de nettoyage des
abords de la source, hors nettoyage du puit proprement dit car il fallait
vider l'eau présente et la pompe destinée à cet effet
ne pouvait fonctionner correctement avec le petit groupe mobil apporté.
La source présente un débit important et devrait pouvoir être
exploitée correctement. La tuyauterie métallique qui apportait
l'eau aux châteaux d'eau est hors d'usage en différents points.
Il y a nécessité de retirer un tuyau complet soit environ 900
m pour approvisionner les châteaux d'eau et un point d'eau sur la mission.
Une enveloppe de 2000 dollars est à prévoir. Les pompiers estiment
avoir les personnes compétentes pour mener à bien ce travail
dès que le groupe sera opérationnel et que nous aurons pu financer
la tuyauterie. (Avec le groupe en vente ?)
Créer une cantine et un centre d'approvisionnement :
Nous avons rencontré 2 pools ADEPI, ceux Dibaya et de Mangaï. Le décès de Daniel nous a stoppé dans notre rencontre avec Dibaya bien que nous ayons pu échanger avec une partie des associations.
Malgré cela nous pouvons dire qu'un certain enthousiasme s'est manifesté
dans ces réunions. Il n'y a pas eu de sujet tabou et divers aspects
ont été abordés comme la nécessité parfois
de changer des comportements qui bloquent le système. Il est vrai qu'il
y a une marge entre accepter de discuter d'un sujet et mettre en application
ces nouveautés
Nous avons demandé à chaque association de se réunir
pour nous exposer par un rapporteur leurs besoins les plus caractéristiques.
Sont ainsi ressortis :
Les marchés existants ne sont pas bien approvisionnés et les
conditions de vente souvent désastreuses
L'alimentation est irrégulière et de qualité médiocre
La population a le sentiment de n'être pas bien soignée
L'habitat est défaillant
Intensifier la production se heurte à :
· Manque de matériel agraire : pelles, houes, machettes, haches,
brouettes, graines pour semences.
A ce propos jnos avons apporté des graines d'oignons, de tomates non
hybrides pouvant donc fournir des graines à ressemer.
· En pisciculture : où trouver des alevins
· En élevage : besoins de poules pondeuses, de couveuses, quid
des produits vétérinaires ?
· Pêche : besoins en filets (mailles 1 à 8), en hameçons
(1 à 20)
.Voies et moyens de transport
Sur Mangay un producteur de briques nous a demandé des moules pour
fabriquer des tuiles locales, dont le prix de revient est inférieur
au prix des tôles, avec un confort supplémentaire.
Pour la zone forestière il faut prévoir une tronçonneuse par village, ce qui simplifierait grandement le travail d'entretien des voies d'accès. Prévoir en même temps une formation à l'utilisation du matériel (qui sera sous la responsabilité du ou des personnes formées.) Prévoir aussi une info des risques et accidents possibles au chirurgien Dibaya Noël Kisumene.
Ø Vente du groupe sur Kinshasa : dans mon esprit cette vente est la
clef de voûte du démarrage du système centrale d'achat
cantine. Si nous obtenons un prix correcte je propose de réinvestir
une bonne partie de cette somme dans un fond de développement, avance
aux cultures premiers achats aux paysans fournisseurs.
Compte tenu du fait que le groupe envoyé à Kin va être
refait à neuf, je ne vois plus l'intérêt de s'en procurer
un neuf pour Dibaya Reste à voir l'intérêt pour ailleurs
en particulier pour la zone la plus éloignée en forêt
(Ngenkung, Kasan Gunda..)
Ø Transport :
C'est un point très important car les temps de trajets et la pénibilité
liée aux charges portées par les femmes en particulier réduisent
considérablement les disponibilités en temps et en énergie
pour entreprendre quoique ce soit.
Il faudrait pouvoir instaurer des navettes au niveau de chaque village, basée
sur la traction animale. Il n'y a pas d'historique en la matière sur
la zone de l'ADEPI. Cette zone était en forêt avec des problèmes
de mouche TséTsé. La déforestation a modifié la
donne et la mouche serait partout en recul.
Je me propose d'étudier cela plus en détail : à suivre.
Un véhicule tout terrain serait à prévoir pour la centrale
d'achat.
Ø eau : Achat du tuyaux à prévoir environ 2000 dollars
Nettoyage des réserves et châteaux d'eau. Création d'un
point d'eau près du marché ou de l'abattoir en attendant de
pouvoir réaliser des adductions plus importantes. Prévoir prioritairement
quelque chose sur Ipamu village.
Ø Electricité : Groupe électrogène à revenir
de Kinshasa. Le réseau électrique est à revoir. Beaucoup
de fil à nu, faiblesse de l'isolation : Danger
La présence de cours d'eau nous laisse à penser que nous pourrions
installer une ou des turbines sur ces cours, ce qui économiserait des
frais de gaz oil. Une étude réseau coût est à faire
mais des possibilités existent.
Nous avions envisagé de faire tourner le groupe au gazoil/huile de
palme, nous constatons dans un premier temps que la disponibilité en
huile n'est pas évidente. Toutefois cela peut faire partie d'un plan
de relance de la production d'huile avec des variétés naines
adaptées.
Les variétés hautes se heurteront de plus en plus à la
difficulté de récolte et à une pénurie de main
d'uvre constatée pour ce travail.
Au cours de cette mission Daniel Treilhou "Papa Daniel" est décédé le 26 février à Ipamu sur cette terre d'Afrique qu'il aimait tant. Ou que tu sois surveilles-nous "papa"!!